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L'église
   

L’église originale : 1773-1774
L’ajout des transepts et du chœur : 1812-1828
La sacristie et le clocher : 1839-1842
La nouvelle façade de 1901

 

 

 

 
L’église originale : 1773-1774

Le contrat de construction de la première église de l’île Perrot a été signé en présence du notaire Thomas Watier, le 22 mars 1773 par Jean-Baptiste Proulx, entrepreneur demeurant à la pointe à Quenet (Beaurepaire) et les syndics Antoine Leduc, Joseph Lefebvre et Pierre Monpetit, lesquels avaient été élus et mandatés à cet effet par l’assemblée des 75 chefs de famille de l’île Perrot, tenue le 13 décembre 1772. L’entente est conclue en contrepartie de la fourniture par les habitants de 60 minots de blé et de 600 livres de lard ainsi que d’une somme de 3 400 livres schelings. Ce paiement, en biens et en espèces, s’étale de la signature du contrat, en mars 1773, à la remise de l’église « clé en mains », prête à y installer l’autel, en septembre 1774.

Le bâtiment original, tel que décrit dans l’acte notarié, mesure « 60 pieds de long et 30 pieds de large, en dedans; il a 18 pieds de haut, de la pierre la plus basse jusqu’aux sablières ». Les ouvertures, huit fenêtres et une porte, sont montées en pierres de taille de 6 pouces. La couverture est en bardeaux de 4 pouces et le plafond est voûté, « fait de planches blanchies et bouffetées » dont le bout se termine par une moulure. Les fenêtres comportent trois verres en largeur et sept en hauteur, de 6 x 7 pouces, elles sont bien mastiquées et fermées par des volets. Le plan original inclut une partie réservée pour la sacristie qui devait se situer dans la partie curviligne de l’édifice, à l’arrière du maître-autel.


 
 
Selon l’étude longitudinale de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal réalisée en 1927 par le Royal Architectural Institute of Canada,
l’église de 1774 représente l’espace actuellement occupé par la nef.
 

 

 

 
L’ajout des transepts et du chœur : 1812-1828

En 1812, sont complétés des travaux d’agrandissement qui dotent l’édifice des transepts et d’un chœur plus vaste. L’édifice prend alors la forme d’une croix romaine. La même année, de nouveaux prie-dieu sont achetés et Joseph Turcaut entreprend la sculpture des éléments décoratifs de cette nouvelle section; le sculpteur, ou son remplaçant, les terminera en 1819, au coût de 11 162 livres Dix ans plus tard, la décoration de l’église se poursuit avec l’ajout d’éléments sculptés à la voûte de la nef pour la somme de 5 479 livres.


 


La vue arrière de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal présente un amalgame intéressant
de toitures surmontant les ajouts successifs réalisés pour la plupart au XIXe siècle.

 

 
La sacristie et le clocher : 1839-1842

Entre 1839 et 1849, les travaux se poursuivent nécessitant des déboursés de l’ordre de 15 500 francs, notamment pour l’ajout d’une rallonge 10 pieds réservé à la sacristie où le curé célébrait la messe sur semaine. Dix ans plus tôt, le revêtement extérieur de pierres avait été recouvert d’une couche de mortier pour la somme de 740 livres. Le clocher comportant une seule cloche est installé en 1842 ; il sera détruit par la foudre en 1863 et réparé en même temps que le toit, vers 1865.

 

 

 

 
La nouvelle façade de 1901

En 1900, le clocher s’effondre, emporté par des vents violents ; sa chute endommage la façade du temple qui se lézarde. Une nouvelle façade dessinée par Alcide Chaussée dote l’église d’un clocher de 21 mètres de hauteur et prolonge la nef de 2 mètres et demi vers l’avant, là où se trouvent le vestibule et l’accès au jubé. La façade de l’église, qui ne comportait jusque là qu’une porte, en dispose dorénavant de trois ainsi que de quatre fenêtres sur deux registres.


 

 

1, rue de l'Église
Nore-Dame-de-l'Île-Perrot J7V 7P4
(514) 453-2125